« On aimerait juste avoir des images de l’événement. » Cette phrase, prononcée avec les meilleures intentions du monde, cache souvent une ambiguïté qui peut coûter cher — ou simplement décevoir.
La captation brute
La captation, c’est filmer ce qui se passe. Un caméraman (parfois deux) couvre les temps forts : discours, remises de prix, moments conviviaux. On récupère des rushs bruts, séquentiels, chronologiques.
Usage typique : garder une trace, créer une archive, avoir du matériel pour les RH ou les participants qui n’étaient pas là.
Durée finale : souvent 1h à 3h de contenu non monté, ou un résumé chronologique de 10-20 minutes.
Budget : bas. 1 à 2 personnes, peu de préparation narrative, post-production minimale.
L’aftermovie
Un aftermovie est un film. Il a une dramaturgie, un rythme, une intention émotionnelle. Il ne cherche pas à documenter — il cherche à faire ressentir. Le spectateur qui n’était pas là doit avoir envie de l’avoir été. Celui qui y était doit revivre quelque chose d’amplifié.
Usage typique : communication externe, réseaux sociaux, marque employeur, incitatif pour la prochaine édition.
Durée finale : 2 à 5 minutes, structurées comme un film court.
Budget : plus élevé. Plusieurs caméras, préparation narrative, montage rythmé sur musique, étalonnage, sound design.
Où ça déraille
Le problème surgit quand on commande une « captation » et qu’on attend un « aftermovie ». Ou quand le budget aftermovie est celui d’une captation. Dans les deux cas : déception garantie.
Notre conseil : avant de parler de budget, clarifiez l’usage. Ce film, il va aller où ? Le jour J, les semaines suivantes, sur quel canal, devant quel public ? La réponse à cette question dicte le format — pas l’inverse.