Quand un responsable de communication me pose cette question, je sais qu’il n’a pas encore eu de mauvaise expérience. Parce qu’une fois qu’on a vécu un tournage bâclé en 8 heures pour un budget « raisonnable », on ne pose plus jamais la question de la même façon.
Voici comment on raisonne chez Signs.
Ce qu’on peut faire en 1 jour
Un jour de tournage, c’est environ 8 à 10 heures effectives sur le terrain. Avec une équipe expérimentée, on peut aller chercher :
- Un portrait dirigeant (60 à 90 secondes, 1 à 2 lieux)
- Un témoignage client (interview + quelques plans d’illustration)
- Un format social media court (15-30 secondes, produit ou ambiance)
- Une capsule RSE autour d’un seul sujet
La clé : un brief béton en amont. Moins il y a de temps, plus la préparation compte. Si on arrive sur le tournage sans savoir exactement ce qu’on cherche, la journée devient chaotique et le résultat banal.
Ce qu’on peut faire en 3 jours
Trois jours ouvrent le champ des possibles. On peut :
- Couvrir plusieurs sites géographiques
- Alterner types de prises de vue (interview, B-roll, drone, macro)
- Capter une journée de vie réelle (atelier, equipe, rituels d’entreprise)
- Construire une narration plus riche avec du montage alterné
- Produire plusieurs formats pour plusieurs plateformes
Le piège du « on va optimiser »
Certains commanditaires demandent 3 films différents en 1 journée. Sur le papier ça semble logique : même équipe, même déplacement, on « optimise ». En pratique, on produit 3 films moyens au lieu d’un excellent.
Le temps de reconfiguration entre les sujets, les transitions, la fatigue de l’interlocuteur interviewé en troisième position : tout ça pèse sur le résultat final.
Notre règle chez Signs
On préfère refuser un tournage sur-emballé que de livrer quelque chose dont on n’est pas fiers. Si le brief demande trop pour le temps disponible, on le dit en phase de production — jamais le jour du tournage.
Un film d’entreprise se souvient longtemps dans les esprits. Le temps passé à le fabriquer, lui, s’oublie vite.