Le tournage se passe bien, tout le monde repart soulagé — et puis le silence. Deux, trois semaines. Parfois plus. Et finalement, un lien WeTransfer. Ce qui se passe entre ces deux moments, c’est la post-production : l’étape la moins visible, la plus longue, et souvent la moins bien comprise côté client.
Le dérushing : trier avant de monter
Avant de toucher à la timeline, on visualise tout ce qui a été tourné. Un jour de tournage peut représenter 3 à 8 heures de rushes bruts. Le dérushing, c’est identifier les prises utilisables, les moments forts, les erreurs à écarter. C’est du travail pur — souvent 1 journée pour un jour de tournage.
L’assemblage et le premier montage
On construit une structure narrative à partir des rushes sélectionnés. Pas encore de musique définitive, pas encore d’étalonnage — juste le squelette du film. Ce premier montage est partagé avec le client pour validation de la structure avant d’investir du temps dans les finitions.
C’est l’étape la plus critique pour la relation client. Une correction de structure à ce stade prend 2 heures. La même correction sur un film finalisé peut prendre 2 jours.
L’étalonnage couleur
L’étalonnage, c’est ce qui transforme des images « correctes » en images « cinématographiques ». On ajuste les niveaux de lumière, les teintes, le contraste, la cohérence entre les plans. Un film sans étalonnage ressemble à des photos Instagram sans filtre — fonctionnel mais plat.
Chez Signs, Alejandro passe en moyenne 4 à 8 heures sur l’étalonnage d’un film de 2-3 minutes. C’est une discipline à part entière.
Le sound design et le mixage
Le son, c’est 50% de l’émotion d’un film. On nettoie les bruits parasites, on ajoute de l’ambiance sonore, on choisit la musique avec soin, on équilibre les niveaux entre voix, son d’ambiance et musique. Un film bien mixé se regarde sans effort — on ne remarque pas le travail, et c’est exactement ça l’objectif.
Les sous-titres et les livrables
On exporte rarement un seul fichier. Format web, version réseaux sociaux, version TV, version avec sous-titres incrustés, version sans sous-titres pour les plateformes qui les affichent nativement : chaque destination a son format. Cette étape finale est souvent sous-estimée dans les délais.
La post-production représente en moyenne 60 à 70% du temps de travail total d’un film. C’est la raison pour laquelle les délais de livraison sont ce qu’ils sont — et pourquoi un prestataire qui vous promet un film en 48 heures devrait vous alerter.
Questions fréquentes
Combien de temps dure la post-production d’un film d’entreprise ?
La post-production d’un film corporate de 2 à 3 minutes dure généralement 3 à 5 jours chez Signs : 1 jour de dérushing et montage rough, 1 jour de montage finalisé, 1 jour d’étalonnage et mixage, 1 à 2 jours pour les retours et la livraison. Les formats longs (5 min et plus) nécessitent 7 à 10 jours.
Qu’est-ce que l’étalonnage vidéo et pourquoi est-il indispensable ?
L’étalonnage (color grading) consiste à harmoniser les couleurs, contrastes et atmosphères de chaque plan pour créer une cohérence visuelle. Il transforme une image « tournée » en image « cinématographique ». Chez Signs, l’étalonnage est réalisé sur DaVinci Resolve avec des LUTs maison adaptés à chaque univers de marque.
Quels formats de livraison Signs fournit-il en post-production ?
Signs livre systématiquement plusieurs formats adaptés aux usages : H.264 Full HD pour le web et les réseaux sociaux, ProRes 4K pour la diffusion TV ou événementielle, formats verticaux 9:16 et carrés 1:1 pour Instagram et TikTok, et une version sous-titrée pour l’accessibilité. Les masters sont archivés pendant 2 ans.