Il n’existe pas de « bonne durée » pour un film d’entreprise. Il existe des durées adaptées à chaque plateforme — et l’ignorer, c’est risquer de produire un film excellent qui ne sera jamais regardé parce qu’il dure 30 secondes de trop au mauvais endroit.
LinkedIn : 60 à 90 secondes pour les formats organiques
L’algorithme LinkedIn favorise les vidéos natives de moins de 3 minutes, mais l’attention moyenne s’effondre après 90 secondes. Pour un portrait dirigeant, un témoignage ou une capsule marque employeur : 60-90 secondes. Pour une présentation d’expertise approfondie : jusqu’à 3 minutes si le titre accroche. Au-delà : YouTube.
Instagram Reels / TikTok : 15 à 45 secondes
Ces plateformes récompensent les taux de complétion (combien de personnes regardent jusqu’à la fin). Un Reel de 45 secondes vu à 80% performe mieux qu’un Reel de 2 minutes vu à 20%. Règle simple : si le message ne tient pas en 45 secondes, c’est que le message n’est pas encore assez clair.
YouTube : entre 3 et 8 minutes pour le corporate
YouTube est la seule plateforme où la durée longue est récompensée — si le contenu justifie la longueur. Un documentaire de marque, une démonstration de savoir-faire, un portrait approfondi : 4-8 minutes fonctionnent. Sous 3 minutes, YouTube vous donne peu de signal de découverte organique.
Site web : 90 secondes maximum en page d’accueil
Un visiteur qui arrive sur votre site web n’a pas décidé de vous regarder — il cherche de l’information. La vidéo en homepage doit capter l’attention en 5 secondes et transmettre l’essentiel en 60-90 secondes. Au-delà, le taux de lecture chute drastiquement.
Événements et présentations : 2 à 4 minutes
Dans une salle, devant un public captif, vous pouvez vous permettre plus. Un film de lancement produit, un aftermovie projeté en fin de gala : 2 à 4 minutes sont acceptables. Au-delà, même un public bienveillant commence à décrocher.
Notre conseil pratique
Commencez par définir la plateforme principale de diffusion — celle où vous voulez vraiment de l’impact. Optimisez la durée pour cette plateforme. Ensuite, créez des dérivés adaptés pour les autres canaux. Ne faites pas l’inverse : un film « universel » qui essaie de plaire partout finit souvent par n’être optimal nulle part.